En 2012, j’ai eu la chance de partir en voyage scolaire (oui, mon petit collège de quartier a montré à tous qu’on pouvait voir grand, nous aussi!) dans la ville qui en fait rêver beaucoup : New York. Autant vous dire que c’était un très gros rêve qui se réalisait. Aller aux Etats-Unis, c’était quelque chose d’inimaginable pour moi, du moins, pas avant que j’ai 20 ans. Comme quoi, ne perdez pas espoir, les opportunités arrivent toujours quand on les attend le moins. Retour sur l’une des plus belles semaines de ma vie. (Et comme le récit est long, j’ai décidé de vous départager les articles en plusieurs jours.)

Bon, vous m’excuserez d’avance, du haut de mes 13 ans, je n’avais pas un appareil photo de folie (il fonctionnait avec des piles) et j’avais mon Blackberry 8520 à l’époque (ceux qui l’avaient comprennent la douleur des 1 mégapixel sans caméra frontale). En plus, j’étais pas très douée donc niveau photos je n’ai pas la meilleure panoplie new-yorkaise à vous présenter mais le coeur y est. Je me suis promis d’y retourner un jour pour remédier à tout ça.

JOUR 1

Je suis donc partie en Avril 2012 pour une durée d’une semaine. Au programme pour l’aller? Un trajet en train vers l’aéroport d’Entzheim pour prendre un avion destination Paris puis, arrivés à Charles de Gaulle, prendre un autre avion qui, 6 heures plus tard, nous permettait d’être à New York.

Dès arrivée sur les lieux, je me suis empressée d’appeler ma famille. Le premier appel To Strasbourg from New York. A peine raccrochée avec ma soeur, j’ai dû embarquer dans le bus qui nous emmenait vers l’auberge de jeunesse, là où nous allions héberger cette semaine. Cette auberge s’appelle Jazz On The Park et était plutôt pas mal concernant les prestations proposées (petit déjeuner + repas midi -sandwich- + repas du soir, système de cartes pour les portes, chambres spacieuses et ambiance conviviale), mon seul mauvais souvenir était les douches qui n’avaient qu’une seule cabine de fonctionnelle et pas d’eau chaude des fois.

Le premier Breakfast américain

 

Elle était située près de Central Park donc, dès qu’on a pu déposer nos affaires dans nos chambres respectives, une promenade pour respirer l’air new-yorkais s’imposait! A partir de là, mon prof d’anglais nous as expliqué le fonctionnement des routes, comment est organisée la ville, où se trouvait le supermarket le plus proche (ou l’endroit où on a gâché dépensé nos premiers dollars pour goûter les oreo peanut butter)…

Et puis comme on était un peu tous crevés et qu’on avait pas dormi depuis plus de 24h, les lits superposés de l’auberge nous faisait de l’œil. Réveil programmé pour 8h (bien évidemment, j’ai mis Party In The U.S.A de Miley Cyrus) et premier « Good night everybodyyyy » de la semaine, c’était parti pour l’aventure.

Presque 5 ans après, mes souvenirs ne sont plus tout aussi clairs mais je me rappelle que le premier jour officiel était consacré à une visite en autocar de la ville. Nous sommes passés par les coins mythiques comme la fameuse 5ème Avenue qui nous as offert un petit aperçu de Times Square sous nos regards émerveillés.

Stop au mythique Rockfeller Center où ils avaient installé la patinoire géante

Pendant notre petite promenade en plein Manhattan, on en a profité pour admirer de loin la fameuse Empire State Building bien connue de tous. (spoiler : Elle est encore plus belle en réalité.)

Après avoir fait nos photos de touristes, rebelote dans le bus ! Et avec nos ventres qui commençaient à gargouiller, c’était l’heure de la pause déjeuner. Pour notre premier vrai repas sur le sol new-yorkais, on s’est posés à 5 minutes du Brooklyn Bridge (désolé, pas de photo à l’appui, je crois que j’avais trop faim) pour pouvoir se promener tranquillement sur ce mythique pont dès que tout le monde avait fini son repas.

Le Brooklyn Bridge, le fameux et le mythique

 

La « New York Skyline »

 

Après cette belle promenade tout au long du pont, il était l’heure de rentrer à l’auberge (en vrai, mes souvenirs sont flous et je me réfère à la ligne directrice de mes photos prises). Après une bonne douche, un bon dîner (gratin de légumes et les bidons de coca, oups, Coke), on s’apprêtait à finir notre première soirée en beauté.

Nos professeurs nous ont dit de nous préparer à ressortir. Quelques minutes plus tard, sous les étoiles de Manhattan, on était en route vers quelque chose de familier : l’Empire State Building. Et oui, on allait monter sur la tour et découvrir New York By Night. Nos jambes en compotes, des têtes de déterrés et 2h30 de file d’attente plus tard, on y était. Et croyez moi, c’était à couper le souffle. Mes petites photos ne peuvent pas rendre hommage à la magie que c’était. En tout cas, si vous prévoyez un voyage à New York, je vous conseille de monter en haut d’un Building et d’admirer la ville qui ne dort jamais.

Des étoiles pleins les yeux, on repartait dormir en espérant que cette semaine dure une éternité.

JOUR 2

Comme la vie n’aime pas trop me réveiller en douceur, mon corps a pris un peu cher en choc thermique (il faisait extrêmement chaud dans la chambre et froid à l’extérieur). Résultat : J’ai bien saigné du nez pendant 30 bonnes minutes. Un breakfast au top n’est-ce pas? Cette péripétie m’a presque coûté l’activité de ce deuxième jour : La visite des quartiers de l’O.N.U. Oui, oui, oui. Le bâtiment qui s’impose comme le symbole de la paix, de la coopération mondiale et où priment les valeurs de l’éducation et de l’accès aux biens pour tous. L’O.N.U, ça peut paraître barbant pour certains mais pour moi, c’était énorme. Passionnée par mes cours d’histoire géographie (ma matière préférée au collège après l’anglais, tant d’amour), je ne pouvais manquer cette visite pour rien au monde.

Après avoir passée les 30 minutes d’agonie au dessus d’un lavabo (charmant, merci Linds), j’étais dehors avec le groupe, saine et sauve avec 22 paquets de mouchoirs dans le sac. Nous avons marché de l’auberge jusqu’aux headquarters de l’O.N.U, de quoi apprécier la petite balade à respirer l’air américain ou, comme moi, prendre en photo les affiches des séries.

Et oui, je fais partie de ceux qui ont découvert Game of Thrones en 2011 « juste pour voir » et qui ont été traumatisés par le pilot (mais je kiffe quand même)

Et après quelques minutes de trotte, nous sommes arrivés vers les géants building qui forment les U.N Headquarters.

Alors ça, c’est l’O.N.U, ça aurait pu être une belle photo si j’avais fait en sorte de cacher les arbres hm

Minute culture G : Cette chose dorée qui surplombe les devants de l’O.N.U tel un gardien est un globe terrestre qui a été fendu lors des attentats du 11 Septembre 2001.

Allez, petit room tour de l’intérieur qu’est-ce que vous en dites? Non en vrai j’ai pas énormément de photo parce que c’était assez spécial et vraiment intéressant. On avait des casques traducteurs qui nous guidaient à travers la visite et il y avait énormément de choses exposées à voir.

On a ensuite pu passer par la fameuse salle amphithéâtre, là où se passent les conférences, les discussions et négociations entre les pays membres. On se sentait (presque) important à ce moment, prêt à sauver le monde par la force des mots.

Je vous épargne le reste des photos et de la visite parce que ça restait assez pédagogique mais néanmoins très enrichissant et intéressant.

Nous sommes ensuite repartis trouver un endroit sympa pour pouvoir prendre notre déjeuner tranquillement. Et c’est là qu’on a trouvé l’un de mes endroits les plus mémorables : The Bryan Park. C’est un petit endroit près de l’Empire State Building et en plein coeur de Manhattan où vous pouvez vous asseoir sur des tables pré-disposées et profiter du bon temps. Cet endroit est resté dans ma mémoire parce que c’est à cet exact moment que je me suis rendue compte que bordel j’étais à New York. Et avec juste la brise de vent parfaite, c’était magique. Je me rappelle m’être accoudée à un endroit où j’avais vue sur l’ESB et la totalité du parc, pris mon téléphone et passer un coup de fil à la maison. Juste. Parfait.

Et ensuite, on marchait vers Les Galeries LaFayette version NY, le centre commercial mythique, le fameux : MACY’S.

 

Oui, on dirait clairement une tête de mort mais bon who cares quand c’était délicieux

Alors. Bon. Comme je vous l’ai dit, Macy’s c’est un peu notre version des Galeries La Fayette, le centre commercial luxueux où t’as l’impression d’avoir un budget de 800€ à chaque fois que tu rentres dedans. Mais pour des touristes et élèves de 4ème-3ème comme nous, comment vous dire?

Je ne vous cache pas que ce centre commercial est un labyrinthe infernal où on a passé plus de temps à chercher la sortie que de profiter du lieu. Mais bon, au moins, on a pu se prendre un bon Sundae version XL au McDonalds. Rien que pour ça, Macy’s, tu es pardonné.

Après cette après midi à slalomer entre les gens dans l’un des centres commerciaux les plus réputés dans le monde, nous nous dirigions vers un autre symbole de New York : Le Museum of Metropolitan Arts, ou le « MoMa » pour les intimes.

Grande, (très) grande fan du monde de Percy Jackson, l’univers crée par l’auteur Rick Riordan, composé d’une série de livres et de films, c’était le « stop » idéal. (les vrais savent) J’attendais donc avec impatiente de visiter ce musée qui regorge de merveilles. Après une photo sur les marches et une pièce jetée dans la fontaine en face (oui, je suis ce genre de personne), c’était parti pour découvrir l’endroit. Comme vous vous en doutez, les photos n’étaient pas autorisés (sauf à certains endroits). Mais je me rappelle que l’exposition qui était mise en place à l’époque portait sur l’Egypte.

Evidemment, nous sommes passés devant et avons pu admirer certaines des plus belles toiles de l’histoire. Mon coeur se brise encore quand je me dis que j’ai vu « The Starry Night » de Vincent Van Gogh mais étant trop jeune pour me rendre réellement compte de ce que j’avais devant moi, je suis passée devant sans trop m’y attarder.

En repartant vers l’auberge, nous nous sommes arrêtés à un autre endroit fort de Manhattan : La gare centrale. Cette gare qu’on voit toujours dans les films et les séries (j’aurais pu refaire la scène de Serena Van Der Woodsen dans Gossip Girl vous vous en rendez compte), en « chaire et en os » sous nos yeux.

Dîner (toujours le fameux gratin de légumes made in Auberge Jazz On The Park), douche et « travail sur nos carnets de bords » (ouais on avait un petit carnet de bord à tenir mais bon, évidemment on préférait faire un karaoké entre nous plutôt que de travailler dessus, quelle question), nous nous rhabillons tranquillement pour une petite ballade nocturne en groupe. C’est à cette soirée qu’on a pris pour la première fois le flippant métro new-yorkais (à côté, t’es très content de prendre et d’avoir le tram) pour arriver à cette fameuse station :

Big up au relou qui voulait pas bouger son crâne

(Attention, risque de moment très clichés.) Et oui oui oui oui oui. On y était. Le quartier qu’on attendait tous. Au fond de nous, on trépignait tous d’impatiente parce qu’on savait à quel point ça allait être dingue de chez dingue. La première fois qu’on voyait Times Square de nos propres yeux.

Et croyez moi, c’était dingue et j’oublierai pas ce moment de si tôt. On était donc arrivés par le métro et on remontait doucement par l’escalier afin d’arriver au coeur de l’endroit. C’était donc comme si vous longez un gros tunnel obscur jusqu’à plonger tête première au bout du tunnel. C’était à peu près ça. A la seconde où j’étais arrivée à la sortie du métro, j’ai levé les yeux et bam : La magie de Times Square. Et de nuit en plus. C’était magnifique. Le cliché pas si cliché que ça de New York. L’effervescence. Vraiment un moment que je n’oublierai pas.

On avait pas trop le temps d’entrer dans les magasins parce que nos profs avaient prévu une après-midi Times Square le lendemain mais juste assez pour faire le tour et découvrir l’endroit. J’ai pu voir l’énorme Toys’R’Us (avec une véritable grande roue à l’intérieur) et les bonhommes déguisés avec qui tu pouvais prendre des photos (payantes). En vrai, y avait énormément de choses que je pourrais pas vous décrire en quelques phrases, même mes souvenirs s’emmêlent de partout et ça résume bien mon petit New York Trip finalement. Le deuxième jour s’achève et l’heure de rentrer en France s’approchait doucement mais beaucoup trop vite à notre goût. On aurait aimé poser une tente en plein de Times Square à cet exact moment et ne plus bouger du tout.