La Reine des Neiges 2 : Le sublime nouveau souffle d’Arendelle

En 2013, je sortais de la salle de cinéma après avoir vu « La Reine des Neiges ». Autant vous dire d’emblée que j’avais adoré le film. Si la musique phare, dont je tairais le titre pour éviter que vous l’ayez en tête pendant 6 ans, avait complètement explosé sur internet, il est clair que le film en lui-même a suivi la tendance : 1,276 milliards de dollars au box-office mondial faisant de lui le meilleur démarrage dans l’histoire pour un film animé (juste devant « Les Indestructibles 2 », « Les Minions » et « Toy Story 3 »). J’ai toujours pensé que Disney ne s’attendait pas à un succès aussi terrifique qu’a connu La Reine des Neiges, même si j’ai adoré Rebelle ou encore Raiponce, il est évident de dire que l’impact cuturel des princesses d’Arendelle a été extraordinaire.

Après avoir passé en boucle la bande-originale signée Kristen-Anderson Lopez, Robert Lopez et Christopher Beck accompagnés des voix, aujourd’hui devenues cultes, d’Idina Menzel, Kristen Bell, Jonathan Groff et Josh Gad, quelle était la suite pour ce succès ? Vous vous imaginez bien que Disney n’allait pas refermer tout de suite l’histoire d’Arendelle, mais a bien annoncé une suite prévue pour 2019. Arrêtons les blablas et entrons maintenant dans le vif du sujet : « Alors Linds, cette suite ? »

Les premiers chiffres estiment un démarrage monstrueux pour la suite (358.2 million au box office mondial)

La Reine des Neiges vers “un autre moooonde”

Vous me connaissez, je ne regarde plus aucune bande-annonce (à par au cinéma quand ils passent) pour éviter de me faire trop d’attentes et de privilégier une surprise maximale. J’avais donc aucune idée sur la storyline de ce second opus, même si j’avais des doutes que ça allait se baser sur l’origine des pouvoirs d’Elsa qui manquait au premier film.

Au revoir l’hiver, bonjour l’automne. Dans ce second volet, on apprend en effet l’origine de ses pouvoirs à travers une magnifique histoire très justement dramatisée. Au cœur des relations familiales, de la peur de l’engagement, de l’abandon, de perdre un proche ou le simple fait de grandir, ce film aborde des sujets matures et presque sombres « pour un film Disney ». Mais c’est avec ce genre de film que Disney arrive à se détacher de son éternelle étiquette du genre culcul la praline. On sent que tous les détails ont été minutieusement pensés, mais on sent également l’énorme travail qui a été réalisé dans l’évolution des différents personnages. Comme je l’expliquais dans mon article sur Toy Story, nous grandissons littéralement avec les personnages des films Disney.

En 2014, La Reine Des Neiges a remporté deux Oscars : celui du meilleur film d’animation et de la meilleure chanson originale

6 ans se sont écoulés depuis le premier film et j’ai trouvé complètement fabuleux la finesse dans laquelle on ressent qu’Elsa, Anna, Kristoff et même Olaf qui aime les gros câlins ont grandis eux aussi. On assiste aux questionnements des personnages sur des thèmes aussi précis que l’engagement dans une relation avec Kristoff et ce bel hommage qu’offre Olaf sur le fait de grandir et se poser des questions sur ce que l’on ressent quand on est enfant. J’ai également été complètement bluffé par les détails de l’animation, absolument toutes les scènes étaient à couper le souffle. Un très, très, très gros bravo aux talent cachés dans l’ombre qui ont travaillé des années entières afin de rendre un résultat d’image aussi satisfaisant et qualitatif. D’ailleurs, la scène où Elsa dompte l’esprit de l’eau est pour moi l’une des plus belles scènes, j’en ai eu des frissons tout le long.

Parlons de choses sérieuses, parlons chansons

Cette chanson originale, dont je tais toujours le nom parce que je l’ai déjà en tête depuis le début de cet article, a dépassé toutes les espérances des compositeurs et interprètes. Même avant que le film ne sorte officiellement, la version officielle de Demi Lovato avait attiré des millions de vues sur YouTube. Pour cause, ces premières notes de piano qu’on reconnaîtrait entre mille, ces paroles catchy et CE refrain. Mais ce qui a rendu cette chanson aussi culte, c’est aussi la scène inédite dans un Disney où un personnage féminin chante littéralement sur son développement personnel, son empowrement comme on dirait en anglais. L’amour de soi, sa fierté, et bordel on adore ça.

Beaucoup de pression donc pour les compositeurs de la suite : comment surpasser la chanson culte du premier film ? Même si aucun tube ne pourra avoir l’impact culturel de “Libérée, Délivrée” (pardon je devais l’écrire un moment quand même), la bande-originale de cette suite est complètement sensationnelle. Aux notes nordiques, aux paroles plus matures et aux sonorités plus sombres, c’est pour moi un sans faute pour ces compositions originales. Je chéris notamment Lost in the Woods (J’ai perdu le Nord) et Show Yourself (Je te Cherche).

Néanmoins, les musiques s’enchaînent très rapidement, ce qui nous donne l’impression que ça chante beaucoup voire trop (dans le premier film, la quasi-totalité des chansons se trouvent au début). Le défaut de ces musiques sont qu’elles ont tendance à se parasiter à mesure où on avance dans le film. C’est un bémol que je trouve extrêmement dommage car la bande-originale est complètement addictive et vaut absolument le détour lorsque vous verrez le film. Vraiment.

J’espère que mon avis vous aura donné envie d’aller le voir et sinon, j’espère que vous partagerez le même amour que je porte à cette suite très réussie ! Pour les autres, comme Olaf, vous comprendrez quand vous serez plus grand…

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *